OISE Les motards font leur prévention (Courrier Picard 28/09/2014)

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Des haltes comme celle-ci, la colonne de deux-roues en a effectué une dizaine, ce samedi 27 septembre, à l’occasion d’une action de sécurité routière citoyenne initiée par la section départementale de la Fédération française des motards en colère (FFMC 60), en s’appuyant sur les informations recueillies auprès des motards eux-mêmes.

Mettre les élus devant leurs responsabilités

«  Notre objectif est double, précise Magali Cravoisier, trésorière du FFMC 60. Il s’agit dans un premier temps d’attirer l’attention des élus municipaux, du conseil général, de la Préfecture sur des infrastructures qui sont peu ou mal entretenues et de les mettre ainsi devant leurs responsabilités. Il me faut préciser qu’en matière de mobilier urbain, on trouve un peu tout et n’importe quoi. Ensuite, notre initiative est évidemment un moyen de signifier la présence de zones dangereuses aux motards. Ils savent que quand il y a de la peinture au sol avec le sigle FFMC, c’est qu’il y a un risque. Ça leur permet de prendre les devants et de ne pas finir au tapis.  »

« La vitesse et l’alcool ne sont les seuls motifs d’accident »

Plaques d’essences qui rendent le sol glissant, plots dangereux, virages jonchés de gravillons… Les sources de danger sont nombreuses sur la route et chacune de celles identifiées hier, marquée par les motards de façon bien visible. Assisté par les forces de gendarmerie qui ont facilité le bon déroulement de l’opération, le cortège a ainsi rallié Andeville après un départ de la gare de Clermont sous le regard parfois étonné des riverains. «  C’est aussi l’occasion de discuter pour expliquer le but de notre manifestation et de rappeler que la vitesse et l’alcool ne sont pas les seuls motifs d’accident. Il est vrai que les automobilistes ne se rendent pas toujours compte que l’état d’une route ou la disposition de la voirie peut mettre en péril la vie des motards. Nous sommes là pour informer à ce sujet », reprend Magali Cravoisier.

Des opérations similaires, la FFMC 60 en a déjà organisées dans d’autres secteurs du département, avec des retombées positives. «  Lorsque nous avons manifesté à Montataire, les élus ont entendu notre message, se souvient la trésorière de l’association. Un dialogue s’est ouvert, nous avons été conviés aux réunions de chantiers et le mobilier urbain a été modifié pour répondre à nos doléances  ».

D’où l’intérêt de répéter ces actions «  deux à trois fois par an  » pour obtenir d’autres évolutions.

Publié le 27/09/2014

ÉMELINE HÉNIQUE